Les blogues de Mon Credo
Mon Credo est une plateforme accueillante et inclusive qui te permet d’explorer une foule de sujets en matière de foi et de spiritualité chrétiennes. Ici, on explore, on découvre, on discute, on échange et on fait des rencontres surprenantes… dans la bienveillance et l’ouverture d’esprit.
Dans nos blogues, nous abordons des enjeux contemporains depuis le point de vue de la foi et de la spiritualité. Quand les expériences de la vie suscitent la discussion et éveillent la réflexion, Mon Credo offre une perspective unique sur les choses. Découvre comment notre foi peut guider notre compréhension du monde qui nous entoure.
Episodes

May 5, 2026
May 5, 2026
2 min
Pourquoi porter le col romain?
Un blogue de Éric-Hébert-Daly.
Symbole de domination pour les uns, outil facile d’identification pour les autres, le col romain est encore au centre beaucoup de débats dans notre société. Le pasteur Éric Hébert-Daly nous offre une réflexion a ce sujet.
Un choix à la suite de ma consécration
Le 3 octobre 2020, j’ai été consacré au ministère après plusieurs années d’études, des stages pratiques et beaucoup de soutien d’amis et de collègues
Le jour de ma consécration, j’ai porté ma chemise et mon col romain pour la première fois. Ce ne sont pas tous les pasteurs et pasteures qui font ce choix, et pour de bonnes raisons.
Nous vivons dans une société qui a encore des séquelles de son expérience d’Église, depuis une époque où la foi chrétienne tendait vers le contrôle et le dogme plutôt que vers la vie et l’amour.
Le col romain contient un souvenir néfaste pour certains, particulièrement pour ceux et celles qui ont vécu le temps d’avant la Révolution tranquille.
Le col romain n’est pas un symbole hiérarchique
Pour plusieurs, le col romain est un signe religieux indiquant que les pasteurs détiennent un lien privilégié avec Dieu et qu’il faut passer par eux pour être en lien avec Dieu.
L’Église Unie du Canada tient beaucoup à l’idée que tout le peuple de Dieu ait une vocation particulière pour laquelle chaque personne est équipée à sa façon. Il y a très peu de choses que les laïques ne peuvent pas faire et qui seraient réservées aux seuls pasteurs et pasteures.
Aujourd’hui, plusieurs hommes d’un certain âge n’ont pas le goût de porter le col, car ils ne veulent pas véhiculer la charge historique et les comportements associés à cette tenue vestimentaire.
Du côté des femmes, c’est une tout autre chose. Plusieurs pasteures portent le col romain sans hésitation, surtout parmi les plus jeunes.
Le fait qu’on les aperçoive ainsi régulièrement sur la scène publique semble ouvrir un dialogue avec des gens qui sont étonnés de voir une femme exercer ce rôle au sein d’une Église.
Cela devient du coup pour eux une occasion d’apprendre que l’Église Unie a été à l’avant-garde à cet égard.
Je suis fier de ma foi, et je n’ai pas peur de l’afficher
Je suis un pasteur dans un milieu très laïc, dans une société qui s’interroge et qui est souvent à la recherche du sens de la vie.
Est-ce que la visibilité de mon col romain pourrait ouvrir des portes, inviter à la discussion et offrir à l’ensemble de la communauté une occasion de parler?
Est-ce que cela m’amènerait même à apporter un soutien pastoral dans des situations de la vie courante, auprès de personnes qui voudraient interagir avec moi en ce sens, même si elles ne sont pas membres de mon Église?
En portant mon col romain (pas tous les jours, mais assez souvent), je crois m’ouvrir à ce monde et aux discussions fructueuses, ainsi qu’aux réponses négatives et pleines de souffrance qui pourraient m’être adressées.

May 2, 2026
May 2, 2026
3 min
Léa et Rachel, deux sœurs, un mari et un Dieu.
Un blogue de Jean Loignon.
L’histoire du grand patriarche biblique Jacob est liée à Léa et Rachel. La compétition entre ces deux sœurs et la compassion de Dieu sont à la source des douze tribus d’Israël.
Une histoire de bigamie avec deux sœurs
Les Églises chrétiennes conservatrices incitent volontiers leurs ouailles à pratiquer « une sexualité biblique » qui serait celle d'un homme et d'une femme mariés, dans le cadre d'un couple exclusif et voué à une procréation féconde et multiple.
Fonder bibliquement une telle conception suppose une lecture très sélective des Écritures et un détour par les récits du Premier Testament risque de ménager bien des surprises.
Ainsi l'histoire de Jacob est celle d'une bigamie incestueuse et d’un recours à des mères porteuses, pourtant à l'origine symbolique du peuple d'Israël...
C'est dans le livre de la Genèse, entre les chapitres 29 et 35.
Une histoire fondée sur le mensonge
Jacob, fils d'Isaac et préféré de sa mère Rebecca, est né dans une rivalité immédiate avec son frère jumeau Ésaü, à qui il extorque son droit d'aînesse et, par tromperie, la bénédiction de son père devenu vieux et aveugle.
Il doit s'enfuir chez son oncle Laban et lors d'une rencontre près d'un puits, il tombe amoureux de sa cousine, la très belle Rachel.
En échange de sept années de travail, il obtient de l’épouser, mais lors de la noce, Laban le trompe en substituant à Rachel sa sœur Léa, dont les charmes sont moindres.
Jacob persiste et finit par épouser Rachel, moyennant sept autres années de travaux.
Fin de l'histoire?
Non, car des unions fondées sur le mensonge ne peuvent pas être heureuses.
Léa n'est pas aimée, mais elle est féconde; Rachel est aimée, mais elle est stérile : la jalousie va déchirer les deux sœurs et les lancer dans une compétition avec un moyen de l'époque, le même dont Sarah avait usé pour donner un premier fils (Ismaël) à Abraham.
Rachel donne sa servante Bilha à un Jacob plutôt passif et obtient deux fils reconnus comme les siens.
Mais Léa veut garder son avantage et bien qu'elle ait déjà enfanté six fils et une fille, elle donne à son tour sa servante Zilpa à Jacob : deux fils supplémentaires naissent.
Victoire démographique de Léa? Pas tant que cela, car Rachel devient féconde par intervention divine et donne enfin naissance à un fils, puis plus tardivement à un dernier, au prix de sa vie.
Un Dieu au secours des deux sœurs
Nous avons à l'évidence dans cette histoire pas très recommandable le reflet d'une société patriarcale, où les femmes sont vouées à la procréation sous peine d'humiliation et de déshonneur et d’exclusion.
Les servantes (esclaves?) servent de ventres de substitution et sont niées dans leur rôle de mère, ce qui n'avait pas été le cas d'Agar.
Jacob, le trompeur trompé se décharge de ses responsabilités et c'est un Dieu réparateur d'une situation biaisée qui intervient.
Dieu est sensible au manque d'amour éprouvé par Léa et le compense par des naissances multiples.
Mais il se souvient de Rachel et la libère de sa stérilité, car rien n'est pire pour une femme dans cette société où la famille et les hommes sont tout.
Le lien entre les deux sœurs est-il brisé à jamais?
Non, car Léa et Rachel arrivent à se parler. La première possédant des mandragores – fruits et aussi philtre d’amour – elle accepte de les donner à Rachel, en échange de son accord pour s’unir à Jacob : négociation scabreuse à nos yeux, mais dont les deux femmes sont pour une fois actrices.
Léa et Rachel, les deux sœurs à l’origine des douze tribus d’Israël
Enfin, Léa et Rachel donnent elles-mêmes des noms imagés à leurs douze fils, lesquels à égalité, fils des deux mères ou des deux servantes, seront à l’origine des douze tribus d’Israël.
Ce Dieu réparateur et justicier ne serait-il pas un peu féministe?
Cet article est grandement redevable au parcours « Frères et sœurs dans la Bible / Léa et Rachel » proposé par Théovie.
https://www.theovie.org/parcours-bibliques/freres-et-soeurs-dans-la-bible/

Apr 29, 2026
Apr 29, 2026
8 min
L’humilité… qu’est-ce que ça donne?
Un blogue de Stéphane Godbout.
À une époque où règnent la performance, l’obsession de l’image et de l’autonomie, qui veut encore parler d’humilité?
Ainsi, dans nos sociétés modernes, riches et connectées, l’idée d’humilité semble bien à contre-courant. Pourtant, dans la vraie vie, cette qualité demeure essentielle pour pleinement nous épanouir. Explorons ensemble ce paradoxe.
L’humilité, la mal aimée.
Dans une époque marquée par l’individualisme et la compétition, cet appel à l’humilité pourrait susciter chez vous des réactions d’incompréhension. Toutefois, ce n’est pas d’aujourd’hui que nous oublions l’importance de l’humilité dans nos vies, dans nos relations avec les autres.
Cet extrait de la lettre de Paul aux Philippiens (chapitre 2, verset 3) l’illustre bien : « Ne faites rien par esprit de rivalité ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. »
Une culture de la performance à tout prix.
Nos sociétés valorisent toujours la compétition, l’accomplissement individuel et le succès visible.
L’humilité, qui invite à reconnaître ses limites et à privilégier le service aux autres dans l’anonymat ou dans la discrétion, va à l’encontre de ces idéaux.
Vitesse, productivité et vide intérieur.
Malgré l’attrait de la vitesse et de la productivité, cette culture de la performance provoque lassitude mentale et anxiété. Ainsi, beaucoup ressentent un vide intérieur et un besoin de se reconnecter à des valeurs plus profondes, de trouver un sens et de bâtir des relations plus saines.
Être vulnérable. Moi? Jamais!
Reconnaître ses faiblesses ou sa dépendance envers les autres est difficile dans une société qui glorifie l’autonomie et le contrôle. L’humilité dérange parce qu’elle questionne nos modes de vie et elle demande une posture de confiance et d’ouverture.
Jésus savait comment il pouvait être difficile d’avoir pleinement confiance en l’humilité. Même il y a deux mille ans, aller dans une telle direction était contre-intuitif.
Jésus l’a d’ailleurs exprimé clairement au jeune homme riche qui cherchait à accéder à la vie éternelle : « Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » (Matthieu, chapitre 19, verset 24)
Agir humblement, peut constituer un atout!
Personnellement, mon propre chemin spirituel, avec mes succès et mes échecs, m’a permis de constater que l’humilité, souvent perçue comme une vertu du passé, propose une alternative libératrice dans la recherche d’un nouvel équilibre.
Il s’agit alors d’un élan plus authentique qui mène à un vrai respect de soi et des autres.
Toutefois, cet élan ne conduit pas nécessairement à la richesse et au succès rapide. Il poursuit plutôt un idéal plus holistique.
L’apprentissage de l’humilité est un processus qui s’échelonne sur toute la vie. Ce n’est jamais terminée!
Dans la lettre aux Romains, chapitre 12, verset 10, Paul nous rappelle d’ailleurs ce conseil : « Soyez pleins d’affection les uns pour les autres, par l’amour fraternel ; dans l’honneur, faites preuve de prévenance les uns pour les autres. » Pourquoi ne pas s’inspirer de ces paroles sages dans notre vie quotidienne!
Je suis compétent, mais je ne sais pas tout.
Dans un monde où l’on cherche souvent à tout contrôler, l’humilité peut commencer par l’acceptation réelle de nos limites. Cela ne signifie pas de renoncer à nos ambitions, mais permet de comprendre que l’erreur, l’échec ou l’imprévu font partie de la condition humaine.
En reconnaissant nos faiblesses et nos limites, nous ouvrons la porte à une authenticité libératrice qui fait automatiquement baisser l’anxiété nourrie par la peur du jugement.
L’humilité participe donc à notre paix intérieure. Ainsi, dans une réunion professionnelle, il est possible de dire : « Je ne sais pas, mais je vais chercher une réponse ».
Dans la plupart des milieux, cette attitude a le potentiel de renforcer la confiance des autres. Elle permet de valoriser l’honnêteté sur la prétention. Elle donne une idée plus juste de qui nous sommes et de ce que nous pouvons vraiment apporter.
Est-ce que je peux t’être utile?
L’humilité s’exprime aussi par un regard bienveillant tourné vers les besoins des autres. Elle nous invite à cultiver la gratitude et à redonner ce que nous avons reçu. Elle reconnaît la valeur de chacun et permet de créer des liens fondés sur l’entraide, le respect et l’amour.
Pour ce faire, il est possible de s’engager dans une cause locale ou, plus simplement, d’apporter son soutien à un collègue dans le besoin, non pas pour être applaudi, mais pour la joie et le plaisir de contribuer.
Pour accéder à cette joie du don de soi, il est nécessaire d’essayer de poser des gestes gratuits de générosité.
Ainsi, avec le temps, nous pouvons vivre des expériences transformatrices et découvrir comment donner aux autres permet de recevoir des cadeaux inattendus et autrement inaccessibles!
Merci pour ton soutien, pour ton aide!
Dans les sociétés riches, il est aussi facile de tenir pour acquis les opportunités ou les ressources dont nous bénéficions.
De plus, les attentes sociales de succès génèrent en nous un besoin incessant de reconnaissance publique individuelle. L’humilité n’exige pas de nier nos accomplissements, mais elle nous invite à les considérer comme le fruit d’efforts partagés avec d’autres.
Ainsi, au lieu de simplement publier nos exploits sur les réseaux sociaux, il est peut-être temps de mettre de l’avant le rôle de l’équipe ou de remercier en privé ou publiquement ceux et celles qui ont contribué au projet ou à ce que nous sommes devenus!
Merci Dieu pour tout!
L’humilité repose enfin sur une reconnaissance sincère qu’il existe quelque chose de plus grand que nous, que ce soit Dieu, la nature ou la communauté humaine.
Cette conscience profonde et sincère nous déplace naturellement du centre et nous enseigne à voir notre vie, nos actions, comme faisant partie d’un tout.
Les moments de silence ou de prière dans notre journée sont essentiels pour réfléchir à notre place dans le monde et pour renouveler notre perspective et notre trajectoire de vie avec nous-mêmes, avec les autres, avec notre environnement et avec Dieu.
Les biens-faits de l’humilité
En somme, Jésus nous invite à ne pas craindre l’humilité et nous annonce que, par son exercice, nous goûterons aux fruits de son Royaume et du bonheur qu’il promet : « Heureux ceux qui sont humbles de cœur, car le royaume des cieux est à eux ! » (Matthieu, chapitre 5, verset 3)
Contrairement à ce que l’on croit trop souvent, l’humilité ne rime pas avec faiblesse ou avec humiliation.
Elle donne plutôt l’occasion de vivre des relations plus vraies et plus justes, en nous aidant à nous ouvrir aux autres sans jugement ni compétition malsaine.
L’humilité permet aussi d’acquérir des apprentissages en adoptant une posture réceptive aux enseignements de la vie.
Elle constitue un terreau fertile à la sagesse par le développement de notre capacité d’acceptation d’un univers plus grand, plus fort, plus beau que notre seule personne.
En nous détournant de la quête incessante de reconnaissance et de statut, nous nous ouvrons à la possibilité que l’humilité puisse nous apaiser face à la pression sociale et nous conduire à une gratitude sincère pour ce que nous sommes, pour ce que la vie nous apporte et pour ce que les expériences nous proposent.
À travers nos chemins de vie, parsemés de réussites, mais aussi d’échecs cuisants, nous avons la possibilité d’expérimenter comment l’humilité demeure une force spirituelle et humaine incroyable.
J’espère sincèrement que vous oserez l’exercice de l’humilité, car elle a le potentiel de vous transformer et de vous offrir une vie spirituelle plus vraie, plus apaisée et plus joyeuse.

Apr 25, 2026
Apr 25, 2026
3 min
Le corps des femmes
Un blogue de Martine Lacroix.
Dieu, dis-moi qui est la plus belle femme?
L’autrice de ces lignes, nouvellement sexagénaire, tignasse colorée, mais binette dépourvue de toute trace de botox, sait pertinemment que le physique vieillissant d’une femme n’est pas perçu de la même façon que celui d’un homme.
Le vieillissement du corps des femmes.
Inégalité encore et toujours! Des épis gris chez monsieur? Oh que ça lui donne du charme! Quelques mèches grises chez madame? Voyons donc, ça n’a pas de maudit bon sens de se négliger de même. Honte à elle!
Combien de vedettes féminines ne doivent-elles pas subir la vindicte de la populace au sujet de leur apparence? Beauté naturelle ou beauté retouchée par la chirurgie? Et ce visage angélique aperçu sur les panneaux publicitaires, n’existe-t-il que grâce à l’intelligence artificielle?
L’anatomie féminine fascine depuis des lunes. Même à l’époque où évoluait Jésus, visages et corps suscitaient des commentaires…
L’évolution des critères de beauté des femmes au travers des siècles.
Alors que la présence des concitoyennes du Christ s’avère passablement discrète dans la Bible, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que, les rares fois où l’on mentionne les femmes, il arrive que leur morphologie soit évoquée.
Entendons-nous, il n’est nullement question de détails aussi précis que le fameux 36-24-36. Se pointe plutôt quelque chose d’aussi timide qu’une femme « belle de figure » comme Saraï ou « belle de taille » telle Rachel. Attention! Une femme ne devait toutefois pas être aussi fardée que la vilaine Jézabel.
Et ces autres déesses qui se prénommaient Rébecca, Abigaïl, Vasthi ou encore les filles de Job, de quoi avaient-elles l’air?
À cette époque, quels critères pouvaient bien déterminer qu’une femme était canon? Mince et musclée comme dans l’Antiquité? À moins que la plastique féminine rêvée s’avérait filiforme comme celle des femmes au Moyen Âge ou comme Twiggy, papesse de la mode des années 1960.
Considérait-on comme séduisante une femme qui affichait une allure anorexique telle la top-modèle Kate Moss au début de la décade 1990?
Et les compatriotes du Christ dont la tunique se gonflait d’une abondance de chair qui aurait fait saliver Rubens, se voyaient-elles pointées du doigt? Accomplissant leurs tâches cosmétiques, Marie et ses voisines discutaient-elles de la pertinence de dénoncer la grossophobie? Hum!
Les critères esthétiques remis en cause.
2025 étant toute jeune, pourquoi ne pas prendre la résolution de voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide?
Les mannequins au physique décharné semblent en voie d’extinction sur les podiums ainsi que dans la presse féminine.
Même le monumental indice de masse corporelle (IMC), dont on nous rabat les oreilles depuis des décennies, commence à vaciller sur son socle. Pour quel motif?
C’est qu’une personne peut afficher quelques rondeurs tout en étant pétante de santé tandis que la sveltesse enviée d’une autre découle peut-être d’un mode de vie malsain.
Autre bonne nouvelle, le concept de diversité corporelle voit son fan-club augmenter chaque jour un peu partout sur la planète.
Et que dire de toutes ces femmes de plus en plus nombreuses qui, comme moi, s’inquiètent que ces cosmétiques dispendieux dont elles abusent soient susceptibles de perturber leur système endocrinien ?
Remettre en question certains aspects de sa routine beauté peut en faire grimacer plusieurs et ainsi causer des dommages à leur faciès généreusement tartiné de Maybelline, Revlon, Cover Girl et compagnie.
Par contre, cela ne vaut-il pas mieux que d’être sur le pilote automatique?
Les aspects positifs liés à une belle apparence.
Connaissez-vous la populaire téléréalité L’amour est dans le pré?
En 2014, Luc, l’un des participants, avait commenté l’allure de sa candidate favorite en déclarant « qu’elle n’était pas la dernière à avoir pigé dans le sac à faces ». L’originalité de son propos avait enflammé l’auditoire.
Mais peu importe les termes employés afin de décrire la beauté, il est indéniable que certaines personnes possèdent une morphologie qui leur attire spontanément des éloges.
Dès que ces vénus et ces adonis surgissent quelque part, tous les regards se tournent avec adoration sur leur apparence quasi parfaite. Cela leur confère évidemment un certain pouvoir.
Au point de vue sentimental, les cœurs à prendre vont probablement voir une file s’étendre à leurs pieds afin de les conquérir alors que leurs semblables à l’allure quelconque risquent de rester plus longtemps sur le carreau.
Il paraît même qu’une plastique agréable représente un sérieux coup de pouce au niveau professionnel.
Dans un article du Journal de Montréal datant du 31 août 2024, Annie Boilard, une experte en ressources humaines, décrivait ainsi l’effet de halo, soit « la tendance à donner un a priori positif à une personne de belle apparence. »
Quant aux Saintes Écritures, on nous rappelle qu’un être humain bénéficiant d’un physique avantageux ne devrait jamais omettre de dire… Dieu merci!
Le revers de la médaille
Les beautés, peu importe leur sexe, subissent parfois la jalousie des autres, laquelle peut se révéler fort cruelle.
Autre inconvénient, la crédibilité des Barbie et Ken s’expose à être mise à l’épreuve dans certaines circonstances. En décembre 2024, j’ai assisté au colloque du 25e anniversaire du Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD) à Québec.
Lors des discussions, il fut question du physique des femmes en politique. Celles dont l’apparence répond aux idéaux esthétiques actuels seraient souvent accusées du crime de… superficialité!
Dieu, dis-moi qui est la plus belle? Ah, c’est la beauté du cœur qui prime sur toutes les autres…

Apr 21, 2026
Apr 21, 2026
2 min
Pourquoi prier? Un blogue de Éric Hébert-Daly
Pourquoi prie-t-on? Pour obtenir des faveurs de la part de Dieu? Connaître les numéros du prochain tirage? La prière n’est pas toujours facile à définir et ses résultats demeurent vagues. Et pourtant, plusieurs trouvent dans cet exercice, un moyen privilégié de se rapprocher des autres et de Dieu.
Croire fermement dans le pouvoir de la prière
Il y a plusieurs années, je travaillais comme organisateur politique pour un parti qui, à l’époque, entamait une campagne électorale sur une base très fragile.
Plusieurs membres de l’équipe étions répartis géographiquement, dans le but d’obtenir dans chaque circonscription les 100 signatures requises pour inscrire un candidat. La tâche était difficile, mais j’ai fini par atteindre mes objectifs.
Juste avant de grimper dans l’autobus qui me ramènerait chez moi, exténué, j’ai appris qu’à deux heures de l’échéance, il manquait encore 75 signatures à l’un de mes collègues.
À distance, durant le trajet, j’ai opté pour prier avec ferveur pour qu’il réussisse.
Quand j’ai pu prendre des nouvelles quelques heures plus tard, on m’a appris que par une grande chance il s’était retrouvé à la sortie d’un cours sur un campus universitaire, et qu’à la toute dernière minute il avait obtenu les signatures requises.
Quand il m’a raconté par la suite qu’il avait alors ressenti un intense regain d’énergie, je n’ai pu m’empêcher de penser que ma prière s’était rendue jusqu’à lui.
J’avais ressenti le stress de mon collègue
Je savais combien sa tâche était difficile, presque impossible. Ma prière ce jour-là m’a aidé à me lier à lui. Même s’il n’y a pas véritablement eu de transfert d’énergie de moi à lui à l’approche du fil d’arrivée, je me suis senti transformé.
C’est ce que produit la prière… elle change la personne qui prie. Elle crée de l’empathie et nous imprègne de l’expérience de la personne pour laquelle on prie, ou parfois même de l’expérience des groupes ou populations pour lesquelles on prie, par exemple lors d’une guerre ou d’une catastrophe naturelle.
Nous devons prendre la prière au sérieux quand nous l’offrons à nos amis et aux gens qui font face à des crises importantes. Ce faisant, je pense aussi qu’elle nous aide à voir plus clairement notre propre situation.
La prière nous sort de nous-mêmes et nous offre une perspective. Elle met nos réflexes en suspens et nous laisse éprouver pendant un moment une profonde empathie. La transformation tient pour beaucoup au fait de prendre le temps de vivre cette expérience.
La prière est une manière de s’harmoniser aux autres

Apr 18, 2026
Apr 18, 2026
3 min
La spiritualité pour les chrétiens
Un blogue de Marie-Sylvenie Chery.
Depuis quelque temps, la spiritualité est un sujet largement abordé un peu partout. Mais de quoi parle-t-on au juste? De pratiques orientales? Des cristaux translucides? Comment peut-on s’y retrouver?
Comment définir la spiritualité?
La spiritualité peut être un sujet très vaste et s’étend sur plusieurs domaines.
Parler de la spiritualité peut être indéfini puisqu’elle est une perception invisible de la réalité humaine.
J’aimerais tout d’abord commencer par ce qu’elle n’est pas.
La spiritualité n’est pas la religion, ni une secte ou n’importe quel type de mouvement doté de principe doctrinal. Il ne s’agit pas essentiellement d’un concept chrétien qui ne s’applique réellement qu’au contexte occidental.
La spiritualité n’est pas une croyance facilitante ou contraignante qui nous dicte quoi faire ou nous empêche d’évoluer dans notre façon d’être.
La spiritualité n’est ni le ciel ni une place où l’homme après sa mort rêve d’aller habiter.
Qu’est-ce que la spiritualité?
C’est l’aspect spirituel individuel qu’une personne expérimente dans sa vie depuis sa naissance jusqu’à sa mort. On dit que c’est un aspect immanent de l’être humain. La spiritualité fait partie intégrante de tous et toutes dans ses trois composantes du corps, l’âme et l’Esprit.
Une expérience à vivre
Pour ma part, c’est la vie avec laquelle nous sommes nées. J’ai toujours ressenti ce sentiment d’interconnexions avec la nature, les animaux, les plantes, les fleurs et spécialement les doux parfums que certaines plantes médicinales en dégagent.
Je me sens aussi concernée du bien-être des autres et je suis toujours en quête d’un monde plus tranquille où l’on pourrait vivre en paix.
Vivre sa spiritualité peut être différent d’un individu à l’autre, bref, tout le monde ne le vit pas ou ne l’exprime pas de la même manière.
Une forme de dialogue avec le Créateur
Pour moi, c’est le dialogue constant avec mon créateur sur des expériences relatives à mes émotions tant négatives que positives.
C’est aussi la satisfaction résultant de ces expériences qui m’aident à croire qu’il faut vivre pleinement sa spiritualité et rester attachée avec Dieu, le créateur pour avoir un meilleur discernement de la vie.
C’est ce qui me donne le sentiment de la liberté, le sens de la vie, le bien-être en soi.
Vivre sa spiritualité c’est aimer les autres sans rien attendre en retour
– C’est vivre avec humilité
– c’est de rechercher les valeurs et les significations les plus profondes de la vie en prenant du temps à part pour soi-même dans la méditation et vivre en harmonie avec la création. C’est apprécier la vie dans toutes ses dimensions.
Je crois aussi que la spiritualité est un terrain où se rencontrent toutes les sciences comme la philosophie, la psychologie, les religions, l’anthropologie, etc. Quoique les approches soient différentes, elles sont complémentaires.
Une place pour tous et toutes
La spiritualité est la voie pour ceux et celles voulant quitter la religion, sans pour autant abandonner le sacré.
Que chaque personne trouve une place dans l’embarcation de ce véhicule qu’est la spiritualité afin d’atteindre son plus haut potentiel; là où réside la force, l’énergie ou la vitalité qui nous soutient.

Apr 14, 2026
Apr 14, 2026
5 min
Être célibataire est-il un choix de vie? Un blogue de Martine Lacroix.
Traditionnellement, la société et les grandes religions ont accordé beaucoup d’importances au mariage et la famille. Quel message envoie-t-on à ceux et celles qui choisissent de demeurer célibataires?
Vieille fille, mais heureuse
La solitude s’avère-t-elle plus nocive que de fumer 15 cigarettes par jour?
C’est du moins ce qu’avançait le Dr Shanker Nesathurai en avril 2024.
D’après un article paru dans Le Devoir la même année, plusieurs effets négatifs seraient associés au fait de vivre en solo dont « la dépression, les maladies cardiaques, l’anxiété, la démence et même… la rigidification des idées! »
En 2022, Statistique Canada annonçait que 4,4 millions de ménages ne comptaient qu’une personne. Et je fais partie du lot!
La religion et le célibat
L’accent mis sur l’importance de la famille ne représente-t-il pas l’une des raisons pour lesquelles on a tourné le dos à la religion au Québec?
Tiens, imaginons l’une de nos ancêtres se prononçant sur les encouragements des ecclésiastiques à perpétuer l’espèce humaine:
« Madame Chose, voulez-vous ben me dire comment les curés, qui se sont engagés à rester vieux garçons, peuvent comprendre que partir pour la famille, c’est une grosse affaire!
On dirait qu’eux autres, ça ne leur rentre pas dans la tête qu’une marmaille il faut nourrir pis habiller ça. Et ça coûte cher en ciboire!
En passant, avez-vous eu des nouvelles de votre voisine, Mme Angélique Bonenfant? Il paraît que ses relevailles sont un vrai calvaire. 12 grossesses en 14 ans! Même une sainte ne pourrait pas passer au travers d’un tel enfer! »
L’exclusion des célibataires
En 2025, qu’en est-il du célibat au sein de la chrétienté? Célibataire, un juste choix de vie? Voilà une question intéressante découverte dans Regards protestants.
Selon la pasteure Marjorie Legendre, en focalisant sur les familles, les institutions religieuses « marginalisent involontairement les célibataires, les privant d’une voix ou d’un espace au sein de ces communautés. » Elle en appelle même à « une réévaluation théologique et éthique du célibat » afin d’atteindre « l’inclusivité ».
Carrie Bradshaw, héroïne de Sex and the City!
Au sein de l’univers des célibataires, n’est-elle pas aussi connue que Barabbas dans la Passion?
La décision aurait malheureusement été prise de mettre un point final à la série amorcée en 1998.
Mais il paraît que, dans le dernier épisode du feuilleton, notre camarade claironnerait des propos du genre « je dois arrêter de penser ‘peut-être un homme’ et commencer à accepter ‘peut-être juste moi’ ».
Boycottant le pays de Donald Trump, je n’ai donc pu me rendre dans la Grosse Pomme prendre un Cosmopolitan avec la fameuse porteuse d’escarpins Manolo afin de lui confier que j’en étais venue à la même conclusion qu’elle…
À la recherche de l’âme sœur sur les applications
Si, contrairement à moi et Carrie, vous espérez toujours dénicher l’âme sœur, une foule d’applications de rencontres salivent à la pensée de faire votre connaissance.
Toute la diversité humaine s’y affiche… même nous autres!
Eh oui, le paradis ne se trouve-t-il point ici-bas lorsqu’on constate que Cupidon, notre fabuleux chérubin nudiste, demeure accessible au fan-club de Dieu.e 365 jours par année grâce entre autres à l’appli Heavn?
À la recherche de l’âme sœur à la télévision
Vous jugez que vous êtes une « une belle personne », expression à la mode qui implique notre intérieur autant que notre enveloppe charnelle, la télé n’attend que vous.
Occupation double, L’amour est dans le pré, Cœur de trucker, Si on s’aimait célébrités et tutti quanti vous offrent tout plein de câlins.
La perception des célibataires dans les courriers du cœur
Vous éprouvez le besoin de vous confier sur vos états d’âme en tant que trésor non réclamé, le courrier de Louise Deschâtelets pourrait devenir l’épaule sur laquelle vous épancher.
Par exemple, en août dernier, une lectrice répondait à un monsieur qui traitait les femmes célibataires de « matérialistes »! Car, si on en croit ce « gars peut-être un peu cynique », les filles voudraient tout bonnement « se faire entretenir ».
Selon la dame de 59 ans, les hommes « veulent plutôt avoir du sexe, sans vraiment manifester d’intérêt pour découvrir qui tu es comme être humain. » Point de vue de la courriériste sur les sites de rencontres? « Tout se trouve! » Ce serait donc vrai que chaque torchon trouve sa guenille!
Parlant de guenille, la tenue vestimentaire ne revêt-elle point une certaine importance lors d’un premier rendez-vous?
Martin Mercier de Québec a bien saisi l’enjeu!
Le « baby-boomer célibataire » a récemment profité de la tribune de Mme Deschâtelets afin de conseiller ses semblables.
Ça va comme suit: « l’homme séduisant ne doit pas porter ses pantalons en bas de la bedaine (…). Il doit s’habiller de manière propre et avec des couleurs assorties (…) »
Permettez, cher Martin, que je mette mon grain de sel dans votre lettre.
Advenant que soit franchie l’étape du « et plus si affinités », le monsieur devra alors adéquatement choisir… son caleçon! Il est de bon ton que son sous-vêtement ne soit pas serré au point où sa voix de ténor se mue en celle… d’une soprano!
À l’inverse, des bobettes masculines trop lousses d’où s’envole son oiselet risque de déplaire à votre nouvelle conquête. L’humour pour dédramatiser le célibat? Pourquoi pas!
Les relations sentimentales, ça implique parfois ce qu’on appelle … le « ghosting »!
Avec Dieu, il n’y a aucun risque que cela ne se produise!

Apr 11, 2026
Apr 11, 2026
5 min
L’anxiété ou l’angoisse existentielle. Un blogue de Marie-Sylvenie Chery.
L’anxiété ou de l’angoisse existentielle touche la plupart d’entre nous, non seulement pendant l’hiver mais aussi durant les autres saisons du cycle annuel.
Comment définir l’anxiété ou l’angoisse existentielle?
Elle se manifeste souvent par des questionnements profonds au quotidien sur le sens de la vie, la souffrance, le vide que l’on ressent, la mort, et l’absence de sens.
Elle peut amener un ralentissement du rythme de vie et offrir plus d’opportunités de réflexion intérieure.
Ce qui peut entraîner une grande frustration, un stress intense, et une perte de joie chez la plupart des gens qui vivent avec des échecs à répétition.
J’ai rencontré une jeune femme dans une clinique médicale. Elle m’a confié qu’elle est déjà sur son troisième emploi dans l’espace de 4 mois.
Elle m’a fait part de sa déception concernant sa vie remplie d’échec. Son insatisfaction la rend amère et incertaine.
Pourtant, elle a rempli toutes les conditions de qualifications pour mener une carrière, mais dès qu’elle commence à travailler, elle se manifeste d’un manque d’intérêt et a envie de tout abandonner sans aucune raison apparente.
À l’origine de l’anxiété
Nous cherchons tous, à tout prix, à connaître le sens de la vie, mais nous voyons que, pour la plupart, nous n’arrivons pas à nous fixer de but, nous avons du mal à réaliser nos objectifs et nous ne parvenons pas à atteindre ceux que nous nous sommes fixés.
Lorsqu’on fait face à des obstacles comme la maladie, l’échec à répétition, le manque, c’est là que l’anxiété existentielle rentre en jeu et elle commence à entrainer des symptômes physiques et émotionnels similaires à ceux de la dépression masquée.
Les symptômes de l’anxiété
L’anxiété se manifeste souvent sous la forme de douleurs diffuses, de maux de tête, de fatigue, de troubles du sommeil ou de problèmes digestifs. Ces symptômes peuvent souvent être interprétées comme étant d’une maladie somatique, ce qui rend le diagnostic plus difficile.
L’anxiété existentielle est différente de l’anxiété émotionnelle
Contrairement à l’anxiété émotionnelle qui se manifeste par la peur des situations spécifiques, reliées à des causes spécifiques, l’anxiété existentielle est liée à la nature même de notre existence qui peut se manifester sous plusieurs formes parmi lesquelles : notre objectif à atteindre dans la vie et le chemin à parcourir pour le réaliser.
Des pistes de solutions contre l’anxiété
Il est important de comprendre que chaque être humain se confronte, à un moment ou à un autre, à des questionnements sur sa place dans l’univers, sa valeur personnelle et son avenir.
Comprendre ces choses-là permet non seulement d’explorer les dimensions profondes de l’expérience humaine, mais aussi de savoir comment reconnaitre et surmonter des symptômes que nous ressentons et de trouver des moyens de vivre de manière plus authentique et épanouissante.
Apprendre à vivre avec l’anxiété
Vivre de manière authentique et épanouissante est une noble quête. Cela implique de s’aligner avec ses valeurs profondes, de s’accepter tel qu’on est, et d’agir en accord avec ses convictions.
Se connaître soi-même : Prendre le temps de comprendre ses propres valeurs, passions et limites.
Être honnête : Dans ses relations avec les autres et avec soi-même, éviter les masques et les faux-semblants.
Prendre des décisions alignées avec ses valeurs.
Faire des choix de vie qui reflètent ce qui est vraiment important pour vous.
Exprimer ses émotions.
Ne pas craindre de montrer ses vrais sentiments, même si cela peut être difficile parfois.
Être bienveillant envers soi-même.
Accepter ses imperfections et apprendre à se pardonner.
Un long voyage
C’est un voyage personnel et unique pour chacun et qu’il n’y a pas de chemin tout tracé.
Pour mon compte, dans l’humilité, j’emprunte les pas du psalmiste quand il s’exprime dans le Psaume 43, verset 5 et le Psaume 131.
‘’Pourquoi t’abats-tu, mon âme, et gémis-tu au-dedans de moi? Espère en Dieu, car je le louerai encore; Il est mon salut et mon Dieu’’ – Psaume 43, verset 5.
‘’Éternel! Je n’ai ni un cœur qui s’enfle, ni des regards hautains; Je ne m’occupe pas de choses trop grandes et trop relevées pour moi. Loin de là, j’ai l’âme calme et tranquille, comme un enfant sevré qui est auprès de sa mère; j’ai l’âme comme un enfant sevré. Mets ton espoir en l’Éternel, dès maintenant et à jamais’’ – Psaume 131.
J’ai remarqué que ce type d’anxiété peut sembler accablant, mais il joue également un rôle clé dans la formation de notre identité et de nos convictions sachant qu’on est dans un voyage et non une destination.
Prenez du temps pour vous connaitre; soyez bienveillant envers vous-mêmes et restez positif. Vous vous sentirez mieux.

Apr 7, 2026
Apr 7, 2026
4 min
Les menstruations : une question d’équité. Un blogue de Martine Lacroix
À combien de reprises les menstruations ne furent-elles pas qualifiées d’impures? Pourtant environ 50% de la population est concerné.
La Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, cela vous dit quelque chose? Non? Ne vous autoflagellez point, peu de gens la connaissent.
Cela fait pourtant 10 ans que le 28 mai a été baptisé ainsi par une ONG allemande. Pourquoi cette date? Le 28 représente le nombre de jours qui s’écoule en moyenne entre les menstruations et mai s’avère le cinquième mois de l’année, soit la durée approximative des règles.
Au Québec, on préfère l’appeler la Journée mondiale pour la santé menstruelle. Hygiène! Cela ne donne-t-il pas l’impression que les menstrues sont sales plutôt que simplement naturelles ?
L’accès aux produits menstruels
Si elle a accouché de Jésus, Marie était probablement menstruée. Comment se débrouillait-elle côté produits menstruels?
Une chose demeure certaine, la célèbre maman et ses contemporaines n’avaient sûrement pas autant de choix qu’aujourd’hui. Qu’ils soient réutilisables ou à usage unique, ces objets indispensables s’avèrent inaccessibles à beaucoup de porte-monnaie.
Depuis quelques années déjà, diverses mesures ont toutefois vu le jour afin de contrer la précarité menstruelle. On peut entre autres saluer l’installation de distributrices de produits menstruels dans des lieux publics et des institutions scolaires.
Et que dire des subventions offertes par plusieurs municipalités destinées à l’achat de produits menstruels durables? Impossible aussi de fermer les yeux sur le Fonds d’équité menstruelle, projet pilote du gouvernement fédéral, qui devrait permettre la distribution de 74 millions de produits menstruels par l’entremise d’organismes communautaires.
Toutes ces actions sont les bienvenues. Mais que désirent réellement les personnes qui militent pour cette cause? La gratuité des produits menstruels pour tout le monde. Notre idole? L’Écosse. Pionnière en la matière.
Les personnes transgenres et les menstruations
On naît femme, on ne le devient pas, voilà le clin d’œil à Simone de Beauvoir qui coiffait l’article de Mathieu Bock-Côté le 29 mai 2024. Selon lui, sévirait une « idéologie qui vise à déstabiliser psychiquement la jeune génération pour l’amener à croire que le genre est un ‘choix’ … ».
Qu’on soit d’accord ou non avec le controversé chroniqueur du Journal de Montréal, la transsexualité existe. Et les personnes trans sont confrontées à plusieurs défis en matière d’équité menstruelle.
Par exemple, être un homme trans n’implique pas nécessairement l’arrêt des menstruations. Voilà pourquoi les toilettes non genrées munies de dispositifs pour produits menstruels leur facilitent l’existence.
Agir pour la cause menstruelle
La Bible ne nous incite-t-elle pas à aider les autres? Si on décide de faire des dons en argent, vêtements ou nourriture à un centre de dépannage sis dans notre quartier, pourquoi ne pas en profiter pour ajouter quelques produits menstruels?
Vous gérez une entreprise? Avez-vous songé à offrir des congés menstruels à votre personnel aux prises avec des règles particulièrement douloureuses?
Vous entendez parler d’une initiative bénéfique aux personnes menstruées, publicisez celle-ci autour de vous! Les dernières en date? Le 17 mai 2024, le symposium Periods on Campus s’est tenu à l’université Concordia.
Pensons aussi à la pétition portant sur les enjeux liés aux menstruations instituée par Québec solidaire et déposée à l’Assemblée nationale le 28 mai 2024 par la députée Ruba Ghazal.
Est-elle si lointaine cette époque où certaines religions et cultures condamnaient l’insertion de tampons dans le vagin, car cela risquait de porter atteinte à la virginité? À combien de reprises les menstruations ne furent-elles pas qualifiées d’impures?
En 2024, s’il est rare qu’on les affuble d’un tel qualificatif, n’empêche qu’elles suscitent souvent un malaise. Tabou la précarité rouge. Imaginez lorsqu’on se réfère à la précarité jaune, soit l’accès difficile aux produits pour l’incontinence urinaire…

Apr 2, 2026
Apr 2, 2026
4 min
Nourriture pascale. Un blogue de Jean Loignon.
Traditionnellement, la nourriture est associée aux moments de célébrations et aux temps importants de l’année. Quelles sont les origines de ces traditions culinaires? Quelle place joue la religion dans ce que nous choisissons de mettre dans nos assiettes à Pâques?
La nourriture au centre des pratiques religieuses
Depuis longtemps, les grandes religions accordent beaucoup de place à la nourriture. Les sacrifices alimentaires mettaient en scène la relation des hommes au divin et situaient la pratique religieuse au cœur des repas quotidiens.
Cela permettait d'investir le champ de l'intimité domestique, domaine souvent confié aux femmes dans bien des civilisations. Une façon d'intégrer celles qui étaient souvent exclues de la sphère publique?
La nourriture durant le temps pascal dans le judaïsme
Le judaïsme a établi très tôt une réglementation alimentaire sophistiquée détaillée dans le livre du Lévitique : distinction entre aliments purs et impurs, combinaisons permises ou interdites, rituels de bénédiction des repas...
Mais il est allé plus loin en proposant de vivre les célébrations de fêtes religieuses par le biais d'une véritable liturgie alimentaire.
Ainsi, un repas de Pessah – la Pâque juive qui commémore la libération du peuple juif de sa servitude en Égypte – est un mémorial, dans lequel des aliments anodins deviennent porteurs de sens.
Une assiette de Seder (repas pascal pris en famille) comprend rituellement des pains azymes (sans levain) rappelant les préparatifs du départ précipité d'Égypte, des légumes dont l'amertume évoque la dureté de l'esclavage, des fruits mélangés signifiant le mortier utilisé par les ouvriers hébreux dans leurs travaux forcés, un os d'agneau, le sacrifice ordonné par l'Éternel et dont le sang badigeonné sur leurs portes préservait le peuple élu de la dixième plaie d'Égypte, etc. (Exode 12)
Le fils de la famille est censé interroger le père sur la signification de ces mets, lequel lui répond par le récit de la Haggada (texte traditionnel relatant la sortie d'Égypte), assurant ainsi une transmission de génération en génération depuis des millénaires.
La nourriture durant le temps pascal pour les chrétiens
Sur le plan alimentaire, le christianisme a mis plutôt l'accent sur les rythmes de consommation et a ritualisé des pratiques de jeûne.
L'importance de la fête de Pâques célébrant la mort et la résurrection du Christ supposait de se différencier de la Pâque juive; à quoi s'ajoutait la confrontation avec un héritage païen des rituels de renaissance de la nature au printemps.
Le panthéon celto-germanique révérait une déesse de la fécondité nommée Eostre (ou Ostara), qui a donné son nom aux noms anglais et allemand de Pâques (Easter et Ostern).
L'œuf fécondé, pondu, couvé et éclos a représenté très tôt un symbole très populaire de la renaissance.
Et comme le Carême médiéval en interdisait la consommation, les œufs accumulés pendant les 40 jours abondaient et sont donc devenus des présents échangés à l'occasion de la fête de Pâques.
S'est greffée sur cette coutume l'habitude de les décorer, par exemple en rouge, pour évoquer le sang du Christ crucifié.
Dans le monde germanique, c'est le lièvre de Pâques, animal-attribut de la déesse Eostre pour sa fécondité qui apporte les œufs aux abords des maisons.
Dans les pays latins, ce sont les cloches : silencieuses entre le Jeudi saint et le dimanche pascal, elles sont censées aller se faire bénir à Rome et dans leur vol de retour, elles jettent et dispersent des œufs, que les enfants vont aller chercher dans les jardins.
Le repas pascal
La généralisation du chocolat venu en Europe depuis l'Amérique centrale a ancré et commercialisé cette imagerie avec des œufs, des poules, des lapins, des cloches à déguster.
C'est le dessert du repas pascal pris en famille, comprenant traditionnellement en France un gigot d'agneau, référence devenue lointaine à un rituel unissant juifs et chrétiens.
Paradoxalement, c'est un jambon fort peu casher qui trône sur les tables pascales québécoises ; mais les chocolats de Laura Secord – héroïne canadienne de la guerre de 1812 – ravissent les papilles de tous.








